Elle est pas belle la vie ...

Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J1

Lundi 14 mai

Village de Kerhinet et le marais de La Grande Brière

 

C'est au village des chaumières de Kérhinet que débute notre séjour à Guérande. Nous avons rendez-vous sur le parking où le groupe se retrouve au complet pour un pique-nique ensoleillé. Les tables étant déjà occupées par un grand groupe descendu d'un bus, c'est donc sur le plancher des vaches que nous nous installons. Nous aurons droit en prime à un "festival" de danse et musique improvisé !

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Le repas terminé, nous passons au déroulement de la journée : visite du village, parcours sur le sentier du bocage jalonné de nombreux panneaux, découverte du moulin de la fée et du dolmen de Kerbourg situés à l'écart de St-Lyphard .

Nous reprendrons ensuite nos véhicules, direction le marais de la Grande Brière. C'est  à bord d'un chaland, barque noire et effilée à fond plat dirigée avec une perche, que nous découvrirons une partie de cette vaste étendue de canaux et de prairies humides.

Puis il sera temps de gagner notre point de chute : le camping "Le Domaine de Bréhadour" qui nous accueille pour ce séjour. Chacun ayant pris possession de son mobil-home, il sera déjà l'heure de l'apéro ...

... puis de filer à Guérande nous mettre les pieds sous la table au restaurant italien! Le repas bon et copieux sera peut-être un peu lourd à digérer ...

 

retrouvez beaucoup d'autres photos dans l'album



Publié à 17:30, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Kerhinet
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Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J2

Mardi 15 mai

La presqu'île de Le Croisic et Batz-sur-Mer 16km

 

C'est au port du Croisic que nous nous retrouvons, après une bonne nuit de sommeil, sous un magnifique ciel bleu et un petit vent frisquet. Quelques info avant départ ...

Le port : aujourd'hui les pêcheurs se sont diversifiés et plusieurs métiers cohabitent. Le port de pêche compte une vingtaine de navires. La flottille est composée de chalutiers du large, de chalutiers côtiers, de caseyeurs, fileyeurs et ligneurs polyvalents dans les mêmes proportions. Pêche de poissons dits "nobles" : 1 la langoustine 2 l’araignée 3 la seiche 4 le merlu et aussi la sole, les crabes, la crevette rose. Le Port du Croisic, long de 2 km, est un port à marée doté d'une configuration spécifique en terre-pleins et bassins nommés localement jonchères et chambres. Il fut aménagé avec le lest contenu dans les navires marchands à compter du XVème siècle. Auparavant, port de commerce, très vite port de pêche aux crustacés et à la sardine principalement. Le Croisic devient un important port de pêche grâce aux nombreux finistériens effectuant la "transhumance" de mai à septembre pour suivre la sardine de St-Jean-de-Luz à Douarnenez qui finissent par s'installer au Croisic. Une des activités principales était la transformation des sardines sur place dans une des 5 conserveries de la commune (Joseph Colin, inventeur de la sardine à l’huile, 1ère conserverie). Un marché couvert et une criée deviennent très vite nécessaires pour compléter les conserveries qui se sont établies dans la ville. L'ancienne criée fut jusqu'en 1982 le lieu central de l'activité des quais. Alignement sur les quais de belles demeures construites au XVIIème siècle quand la pêche à la morue à Terre Neuve faisait la fortune des armateurs croisicais.

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... vers le Mont Lénigo et son point de vue : le Port est abrité d'un côté par la digue de Pen Bron construite début XVIIIème et de l'autre par la jetée du Tréhic début XIXème refermant l’entrée d’eau du Traict, éthier qui alimente au sud les marais salants de Guérande. En face, la pointe de Pen Bron, Centre médical hélio marin, créé au début du XXème dans les locaux d’une conserverie de sardines créée en 1824. Est aujourd’hui un centre de rééducation et réadaptation fonctionnelles.

Du Mont Lénigo à la Pointe du Croisic : le chemin longe la résidence St-Goustan et ses belles demeures cachées (merci à Corinne notre photographe équilibriste !!!) ...

... puis la plage de St-Goustan : une construction cylindrique en pierre interpelle le marcheur sur la plage. Cette structure correspond au puits de visite des prises d’eau de mer qui permettaient d’alimenter les marais salants de Saint-Goustan (ferme marine actuelle). Pour compenser l’ensablement de la plage, du fait de la construction de la jetée du Tréhic, une seconde prise d’eau de mer est construite plus à l’ouest au milieu du XIXème siècle. La plus ancienne fonctionne toujours depuis le XVème siècle ...

... port aux Rocs ...

 ... et petite pause dans les rochers au pied de l'ancien fort de la pointe.

De la Pointe du Croisic à la Vigie de la Romaine : avançant dans la mer, la Pointe du Croisic a de tout temps joué un rôle stratégique qui justifie la présence d’un site militaire. Les modestes défenses d’antan ont été remplacées au XIXème siècle par un fort carré standardisé qui devient bientôt villa d’agrément lorsque les anglais furent plus pacifiques avec la France. C’est aujourd’hui un hôtel-restaurant.

De la vigie de la romaine : cet ancien corps de garde est construit au XVIIème siècle, sur le point le plus haut du littoral, pour surveiller les côtes. La construction ruinée sera rénovée et rétablie dans les années 1930 par un architecte un peu original qui en fit une vigie moderne, qui n’a de Romaine que le nom. Le bâtiment actuel est une reconstruction de l’Après-guerre, celle des années 1930 ayant été rasée pendant le conflit ...

... au menhir de la pierre longue : ce mégalithe du Néolithique se situait initialement sur la hauteur derrière les immeubles actuels et constituait un amer (point de repère) pour la navigation. Abattu pendant la Seconde guerre mondiale et cerné de blockhaus, le monument fut replacé et mis en valeur dans les années 1960 le long du littoral ...

... et au moulin de Bauvran : peu d’anciens moulins à vent subsistent sur le territoire du Croisic. Le propriétaire du Parc de Penn Avel sauva celui dit de Bauvran en rachetant les pierres et en remontant l’ensemble sur le littoral à quelques encablures de son site originel. Le moulin désormais sans ailes devint alors belvédère d’agrément.

Passage devant la croix de la baie de Jumel : cette croix commémore la noyade d’une jeune fille dans la baie de Jumel en Août 1845. Initialement placé de l’autre côté de la route, le petit monument prend place au bord de la mer en 1895 grâce à l’initiative du propriétaire du parc de Penn Avel, M. Levesque ...

... puis la plage de Port Lin ...

... et trouvons un coin un peu abrité du vent pour la pause repas.

C'est sous le soleil que nous reprenons notre cheminement sur la plage en direction de Batz-sur-Mer ...

... passage à côté de l'ancien bassin des sardines ...

... arrivée au port St-Michel et au menhir de la pierre longue : ce mégalithe du Néolithique se situait initialement sur la hauteur derrière les immeubles actuels et constituait un amer (point de repère) pour la navigation. Abattu pendant la Seconde guerre mondiale et cerné de blockhaus, le monument fut replacé et mis en valeur dans les années 1960 le long du littoral.

Nous quittons alors la côte pour gagner et traverser le village de Batz-sur-Mer ...

... petit arrêt à la chapelle Notre-Dame du Mûrier construite par des paludiers au XVème à la suite d'une épidémie de peste ...

... puis à l'église St-Guénolé pur style gothique breton et une tour lanterne du XVIIème haute de 70m.

... et devant cet édifice en pierres de granit et briques appelé "cathédrale".

C'est par les marais salants ...

... et un œil sur le moulin de la falaise : il revient de loin car il a été sauvé des ruines au début du XXème, puis abandonné, puis incendié. Entièrement rebâti en respectant les plans et matériaux. Il fonctionne avec son mécanisme à l’ancienne et moud du blé noir bio. On peut le visiter et y acheter sa farine de sarrasin ...

... que nous regagnons Le Croisic. Montée au belvédère Yves Chelet pour profiter de la vue et prendre quelques photos souvenirs.

Visite rapide de la ville ...

... retour au camping ... douche, apéro ...

... avant de rejoindre Guérande et le restaurant "Le vieux logis" où nous avons passé une excellente soirée.

 

de nombreuses autres photos sont à découvrir dans l'album



Publié à 17:20, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Le Croisic
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Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J3

Mercredi 16 mai

Pénestin, la mytiliculture et les falaises ocres

Du port de Tréhiguier à la Pointe du Bile 15km

 

Un aller sans retour qui a nécessité une certaine organisation à laquelle il ne fallait pas en perdre son latin !!! Notre randonnée va nous permettre de contourner la totalité de la presqu’île de Pénestin en partant des bords de la Vilaine à 3km à vol d’oiseau de l’embouchure puis nous longerons la côte sauvage sur l’Atlantique jusqu’à la pointe de Bile où nous attendrons quelques voitures pour le retour ici.

Nous sommes au bord de la Vilaine. Elle prend sa source à Juvigné dans la Mayenne, c'est le plus long fleuve côtier de Bretagne (225 km). En 1970 s’est achevée la construction du barrage d’Arzal, réalisé pour réguler le cours de la Vilaine afin de protéger la ville de Redon des violentes crues d’hiver associées aux grandes marées et pour fournir le bassin de Guérande en eau potable (usine de traitement des eaux en amont du barrage). Ce barrage (un des rares existants en estuaire) a beaucoup modifié le fonctionnement naturel de l’estuaire, accentuant son envasement, faisant fortement diminuer les remontées de civelles et obligeant le déplacement des bouchots vers la sortie et le large.

Port de Tréhiguier : c’est le port de Pénestin (commune littorale du Morbihan). Port de pêche et foyer de la mytiliculture de Pénestin. 1879 : les premiers bouchots ont été installés dans cette zone et Tréhiguier était fourmillant d’activités, avec ses chalands et ses tracteurs. Mais l’envasement de l’embouchure repousse vers l’extérieur les implantations de bouchots  et Tréhiguier demeure le lieu de vie des mytiliculteurs.

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Après quelques annonces et info ...

... nous partons en direction de l'ancien phare.

Nous effectuerons ensuite un petit détour vers le menhir de la pierre blanche : à la pointe du Scal, un peu à l’écart du sentier de randonnée, se dresse un menhir de 4m de haut, en quartz blanc. A quelques mètres de là, gît une table de couverture de granit, vestige d’un dolmen. ...

... avant de revenir sur la route traversant le marais du Branzais (marais maritimes qui abritaient autrefois des marais salants dans les zones en eau et des pâturages pour bovins dans les hauts en périodes non inondées) menant à Pénestin, dépassés par plusieurs de ces curieux attelages. Il s'agit de cordes coco biodégradables mises en place pour augmenter le captage. Les cordes se recouvrent d'algues vertes appelées Limu; ces algues protégeront le naissain de moules qui sera exposé au soleil lors des basses mers. Les cordes seront ensuite prélevées et enroulées autour des pieux pour assurer la récolte de la saison suivante.

Sortis du village ...

... nous gagnons la plage et les tables de pique-nique pour la pause matinale.

Puis de montées en descentes nous suivons le sentier côtier entre ombre et soleil jusqu'à l'anse de Camaret ...

... et descendons sur la plage à marée basse à la pointe du Halguen : pointe sud de l’estuaire. Nous sommes à l’embouchure de la Vilaine. En face, la pointe Pen Lann (commune de Billiers). Si beau temps, vue sur les phares du Four et des Cardinaux . Elle fut de tout temps le site parfait pour installer batteries de canons au XVIIIème en couple avec les défenses du fort Dumet pour protéger l’entrée de la Vilaine menacée par les Anglais. Pendant la seconde guerre mondiale, un important dispositif de 17 blockhaus a été placé sur la pointe par les Allemands ...

Face à nous les conchyliculteurs sont à pied d'œuvre. L'élevage des moules se fait sur bouchot, c'est-à-dire sur des pieux de chêne ou de bois rouges exotiques (azobé, angelim). Les pieux exotiques sont livrés pointés alors que pour les chênes, il est nécessaire de les affûter. Les pieux sont enfoncés dans le sol. Les longueurs varient entre 3 et 6 mètres, en fonction de l'endroit d'implantation des concessions. Dans les secteurs rocheux, un trou est au préalable fait dans le sol (eau de mer préssurisée), afin de faciliter l'enfoncement du pieu. L'enfonce pieu, aussi appelé tam-tam, est ensuite utilisé pour terminer l'installation du bouchot. Chaque année, entre Janvier et Avril, ce sont environ 1000 nouveaux pieux qui sont plantés, lors des créations ou glissements de concessions, et en remplacement des pieux endommagés ou cassés par les tempêtes ou par l'usure. La durée de vie d'un pieu de chêne varie entre 5 et 8 ans; celle d'un pieu en bois exotique, entre 15 et 20 ans. Un schéma des structures, propre à chaque bassin conchylicole, réglemente l'élevage sur bouchot. Les concessionnaires doivent respecter un cahier des charges strict (espacement entre les pieux, hauteur, nombre de pieu maximal à l'hectare, etc.) et des contrôles réguliers sont effectués par les services de l'Etat (Direction Départementale des Territoires et de la Mer notamment). SOURCE suivre le lien     Breizh Coquillages Pénestin

Nous récupérons à nouveau le sentier qui, en surplomb, nous offre de magnifiques vues ...

... et arrivons sur le site des falaises : un éboulement récent met en garde le promeneur aussi resterons nous sagement sur le sentier.

La Falaise de la Mine d’Or : la plage de la Mine d’Or est remarquable pour plusieurs raisons. Le paysage est fascinant, surtout le soir quand les rayons de soleil viennent jouer sur la falaise et font chanter tous ces ors et ocres. Elle est site géologique classé, datée récemment de 650 000 ans. Des outils très rudimentaires trouvés attestent d’une occupation très ancienne des hommes. Son nom est dû à la présence d’or, découvert fin XIXème. Une mine avait été ouverte mais vite refermée car peu rentable (3g d’or à la tonne). L’or était dans le sable provenant de la falaise, bien sûr. Autre curiosité, une source s’écoule au milieu de la baie (plage de la Source) qui autrefois alimentait un lavoir. Cette falaise est un site unique en Europe. Véritable joyau de la nature, elle ne cesse de fasciner les scientifiques, à qui elle raconte des histoires passionnantes.

Le port sera notre salle à manger dans un environnement calme et reposant ...

... avant de reprendre notre cheminement ... quelques belles demeures ...

... des points de vue invitant à la rêverie et au farniente ...

... jusqu'à notre arrivée à la pointe du Bile terme de notre randonnée. Repos pour tous et trempette pour les copines, en attendant nos chauffeurs partis récupérer les voitures restées à Tréhiguier ...

... retour au camping ... douche, apéro ... en bref la routine !

Puis direction Guérande et le "Vieux Logis" qui nous accueille pour cette deuxième soirée.

 

retrouvez encore plus de photos dans l'album



Publié à 17:10, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Pénestin
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Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J4

Jeudi 17 mai

Mesquer / Piriac-sur-Mer

Entre mer et marais 13km800

 

Encore une belle journée en perspective ... du bleu, du soleil et toujours un petit vent frisquet au réveil. Aujourd'hui nous reprenons le cours normal du transport qui nous emmène au petit port de Kercabellec.

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Nous gagnons l'ancien bureau du port (le poste de douane a occupé jusqu'à 40 douaniers) et choisissons un endroit abrité du vent pour écouter Jocelyne.

Mesquer, qui compte environ 2000 habitants (Mesquerais) est une petite commune sans prétention mais qui fut historiquement importante . Le nom de la commune était noté sur les cartes en 1626, ainsi que Le Croisic, alors que Guérande ou St Nazaire n’y figurait pas et encore moins La Baule. Nous sommes en Loire Atlantique, à la limite nord de la côte d’Amour (de l’estuaire de la Loire à la pointe de Merquel). Un peu d’histoire : Epoque romaine, culture du sel, déjà. Au Moyen Age, des moines bretons de la presqu’île de Rhuys, s’installent à Mesquer. Jusqu’au XIXème, l’activité salicole est dominante.

Le port de Kercabellec, très actif, compte de 150 à 200 navires et le poste de douane, capitainerie actuelle sur le port, a occupé 40 douaniers. La société de l’époque était constituée de Cap-horniers, de paludiers et de douaniers. Aujourd’hui, les activités principales sont : Ostréicoles (dès 1900, des ostréiculteurs charentais viennent y cultiver des huîtres); Salicoles : quelques exploitations de sel "de guérande"; D’élevage de pigeons de chair, réputés sur les tables françaises; Touristiques et balnéaires. A noter : Mesquer fut l’une des dernières communes à parler le breton. A partir du milieu du XIXème, il a été supplanté par le GALLO dialecte langue d’oil de Hte Bretagne.

Après un petit tour par la plage ...

... nous prenons la direction du marais, observant au passage de coquettes maisons fleuries.

C'est en longeant le chenal que les affaires se corsent : l'eau ayant largement débordé sur le chemin  lors de la marée, nous avons pataugé dans la gadoue sur quelques interminables mètres ...

... et l'obstacle franchi, nous avons pu tout à loisir observer les habitants du marais.

Le cheminement est très agréable ...

... et c'est au bord du chemin fleuri que nous faisons la pause.

Puis, par une alternance de chemins et de routes calmes ...

... nous gagnons la côte.

Point de vue sur l'île Dumet et son fort ...

... et c'est dans les rochers que nous ferons la pause pique-nique ... et plus éventuellement !

Sur le sable, dans les rochers, un nombre incalculables de marches à monter et à descendre ... les kilomètres défilent ...

... et les pelures tombent tant il commence à faire chaud !

Nous atteignons enfin la pointe de Merquel et son phare ...

... arrêt obligé pour admirer le paysage depuis l'observatoire et lire les nombreux panneaux et autres tables d'orientation ...

... avant de gagner la petite chapelle de Merquel (fermée) ...

... et notre point de départ. Nous reprenons les voitures: direction Piriac-sur-Mer pour une visite de la ville ...

... suivie du pot de fin de séjour.

La journée est loin d'être terminée : il nous reste à regagner le camping ... douche, commencer un peu de rangement  et apéro bien sûr (exceptionnellement pas de photos). Le repas du soir sera pris au moulin de Crémeur dit "moulin du diable" ...

... avec un repas crêpes (avis partagés ...).

 

encore plus de photos à découvrir dans l'album



Publié à 17:00, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Mesquer
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Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J5

Vendredi 18 mai

Guérande / Le marais salant 6km

Le village de Kervalet

 

C'est aujourd'hui que se termine notre séjour. Après le ménage, l'inspection des mobil-homes et le chargement des voitures ... sous l'œil aiguisé du canard ! ...

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... et après avoir dit au revoir aux copains qui rentrent plus tôt au bercail, nous prenons la route pour la Maison du sel de Guérande, point de départ de notre circuit dans les marais salants.

Direction Quéniquen, un des 3 villages paludiers de Guérande. Les maisons dites "paludières" sont de petites habitations basses ne comprenant qu'un rez-de-chaussée surmonté d'un grenier. Elles ont peu d'ouvertures mais ces dernières participent à l'identification d'une architecture "paludière" : une porte surmontée d'un arc en plein cintre, une fenêtre et une lucarne à fronton triangulaire. La toiture à forte pente a très tôt été couverte d'ardoises, différenciant ainsi les villages paludiers des autres villages guérandais.

Après avoir traversé le village, nous gagnons un chemin ombragé, humide et boueux au départ ...

... qui débouche au niveau d'une propriété cachée derrière un grand mur (propriété que nous apercevrons plus bas depuis la route). Nous passons à proximité de 3 salorges (bâtiments servant à entreposer le sel après récolte avant sa mise en vente) et après un cheminement sur une route passante ...

... nous atteignons les marais salants.

Le chenal d'alimentation qui mène l'eau de la mer à la saline est l'étier ...

... le premier réservoir du marais est la vasière ...

... la pierre sur laquelle est posée la sterne pierregarin s'appelle "pierre de peluet" (à Guérande du nom du plateau central de glaise où elles sont fichées) ou "le Bonhomme" : elle est placée au centre de la vasière et sert de niveau ...

... les bassins suivants sont des fards ou fares. Ils alimentent les adernes véritables réservoirs de chauffe qui approvisionnent quotidiennement les œillets en saumure ...

... les œillets ou aires saunantes sont les derniers bassins de la saline, là où cristallise le sel. Au bord de l'œillet, une surface plane sert à stocker la récolte du jour : elle se nomme "ladure" à Guérande ...

... dernière étape de la préparation du marais après le retrait des végétaux et de la vase liquide ôtée du fond (rejetée sur les talus qu'elle consolide ou chemins) : le fond doit être parfaitement lisse et plat pour récolter le sel le plus pur.

Au fur et à mesure de leur remise en état, les bassins sont ouverts, emplis d'eau et le processus commence. Quand les derniers bassins sont nettoyés alors le marais est prêt à donner du sel.

Retour à la maison du sel par la route et installation sur les tables pour le pique-nique.

Après quelques emplettes à la Maison du sel, nous serons un petit groupe à rejoindre Kervalet. Authentique village de paludiers, ses origines remonteraient au Xème siècle. Il prit de l'importance pendant les derniers siècles du Moyen Âge, grâce au développement de la production de sel. Ainsi, on y construisit la chapelle Saint-Marc, de style gothique, dédiée aux Évangélistes. Le village de Kervalet était à l'époque aussi important en terme de population que le Bourg de Batz. Aujourd'hui encore, on y produit du sel selon les méthodes traditionnelles caractéristiques des Marais salants de Guérande. Nous avons découvert un magnifique village aux maisons pimpantes et fleuries dans lequel nous avons eu beaucoup de plaisir à déambuler ...

... une bien agréable façon de terminer ce séjour.

 

 d'autres photos à découvrir dans l'album

 

Un très grand merci à Jocelyne, Jean et Gérard : le logement, les repas, le choix des balades, le soleil ... tout a été parfait pour notre plus grand plaisir ... Rendez-vous dans 2 ans pour d'autres découvertes !



Publié à 16:50, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Guérande
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Laissez-vous conter les moulins

 Maîtres du vent

Les moulins à vent marquent le paysage de leur silhouette. A Guérande, une quarantaine d’entre eux ont été recensés dans les archives, principalement au nord-est de la commune. Environ quinze sont conservés.

L'origine des moulins

Moulins à eau, moulins à vent

Les premiers moulins à eau apparaissent au 1er siècle avant J-C au Proche-Orient. Ils connaissent une forte expansion au cours du Moyen Âge. On en trouve cependant très peu sur Guérande en raison de la rareté des cours d’eau, seulement trois ont été recensés : Kercabus, Crémeur et Cardinal.

Les moulins à vent sont apparus au VIIème siècle au Moyen-Orient. Ils pénètrent en Occident au XIIème siècle à partir de la Normandie, de l’Angleterre et de la Flandre. A Guérande, et en particulier au niveau du coteau, la force des vents océaniques explique leur prééminence. Jusqu’à la Révolution, la construction d’un moulin relève d’un seigneur, laïque ou ecclésiastique. Sous l’Ancien Régime, le territoire de Guérande est divisé en de multiples petites seigneuries ce qui explique le grand nombre de moulins. Il s’agit principalement de moulins à farine dont les meules peuvent provenir de la carrière de granite de Cramagué au sud de la cité. A proximité du faubourg Saint-Michel, le lieudit de La Place, appartenant à la seigneurie des Régaires de l’évêque de Nantes, comptait six moulins à l’époque moderne.

Les premiers moulins

Le moulin turquois A Guérande, les premières mentions de moulins à vent datent de la fin du XIVème siècle mais leur construction est antérieure. Ils sont souvent qualifiés de moulins " turquois", appellation qui rappelle leur origine orientale. Ce type de moulins, répandus dans l’Ouest de la France, se compose de deux parties bien distinctes. Une tour en pierre, la "masse", en constitue la base. Un conduit vertical est aménagé en son centre. Il abrite une poutre servant de pivot à la deuxième partie du moulin : la cage en bois. De forme parallélépipédique, elle renferme l’ensemble du mécanisme de mouture. La cage est tournée sur le pivot en fonction de l’orientation du vent. Guérande ne compte plus qu’un seul témoin de ce type de moulin : la Masse de Tréveday. Construit probablement à la fin du Moyen Âge, il n’est plus en activité au début du XIXème siècle. Un incendie pourrait être à l’origine de son abandon. Il n’en reste aujourd’hui que la tour de granite.

Le moulin à petit-pied Les moulins turquois subissent dès la fin du XIVème siècle la concurrence des moulins à petit-pied, particulièrement bien représentés à Guérande (14 recensés, 6 conservés). Typiquement bretons, ils doivent leur nom à leur silhouette. Un cylindre étroit reposant sur une base évasée en constitue le pied. La cage en maçonnerie est construite en encorbellement au-dessus. Elle est donc plus large que le pied, d’où l’appellation de "petit-pied". Elle est couverte d’un toit conique disposé sur un chemin de glissement. Une longue perche en bois, le guivre, permet au meunier de faire tourner le toit pour mettre les ailes au vent. La chambre des meules se situe dans la cage. Le meunier peut y monter de deux façons: par une échelle et un escalier intérieur ou par deux portes percées dans la cage. On accède à ces portes hautes par des échelles posées contre le moulin. La position de ces ouvertures, plus ou moins diamétralement opposées, permet au meunier d’entrer dans la chambre des meules quelque soit l’orientation des ailes. Un treuil, le travouillet, était supporté par des pierres en saillie sur les montants des portes et servait à descendre les sacs de farine.

Le plus ancien des moulins à petit-pied est celui de Drézeux. Une partie de sa trempure (mécanisme d'écartement des meules)  a été datée par dendrochronologie (analyse scientifique permettant de dater l’abattage des pièces de bois par les cernes de croissance) des années 1394-1417. Les autres, tels que ceux de Kercabus ou de Cardinal, datent de la fin du XVème et du début du XVIème siècle. Classé Monument historique, le moulin de Crémeur a été construit à cette époque, peut être par Tristan de Carné, capitaine de la ville de Guérande. Mieux connu localement sous le nom de "moulin du Diable", on lui prête des origines légendaires.

Le moulin-tour  Au XVIème et XVIIème siècles, des moulins-tours de petite taille, comme celui du Bout-de-la-Rue, s’inspirent de ces moulins à petit-pied. Leur fût droit, évasé à la base, est coiffé d’un toit conique orientable grâce au guivre. Deux portes hautes donnent également accès à la chambre des meules.

Les ailes à voiles  Elles se présentent traditionnellement sous la forme de deux longues vergues se croisant à l’extrémité de l’arbre moteur. Des verrons en bois les traversent pour former un lattis plus ou moins régulier. Cet ensemble supporte la voilure que le meunier déploie ou replie en montant dans les ailes, relativement proches du sol.

L’adaptation aux ailes Berton

La rehausse des moulins L’invention du système Berton au cours du XIXème siècle révolutionne la meunerie. Les ailes, composées de longues planches en bois, s’ouvrent mécaniquement grâce à un système installé à l’intérieur du moulin. Le meunier n’ayant plus besoin de monter sur les ailes, les moulins sont rehaussés pour aller chercher des vents plus puissants. D’anciens moulins se voient relevés d’un étage. C’est notamment le cas du moulin-tour de Beaulieu construit au XVIème siècle. Le moulin à petit-pied de Careil connaît la même destinée : sa cage est rehaussée de deux étages. Cela donne naissance à une nouvelle forme de moulin appelée moulin "grosse-tête", la partie supérieure en encorbellement étant plus haute que le pied.

De nouveaux moulins Outre ces rehausses de moulins traditionnels, les constructions de nouveaux moulins à 2 ou 3 étages se multiplient à la fin du XIXème siècle : moulins de Bouzeray, Kerbironné, Trévaly ... La hauteur de ces tours rend difficile l’utilisation du guivre pour orienter les ailes ; il est abandonné au profit de systèmes plus modernes. Malgré ces évolutions qui ont permis d’améliorer la production (ajout de paires de meules, multiplication des espaces de stockage), la meunerie traditionnelle peine à faire face aux progrès de l’industrie. La découverte de nouvelles énergies et de nouveaux modes de mouture (broyeurs à cylindres...) rend obsolète le système éolien. Les moulins guérandais s’arrêtent de tourner les uns après les autres entre la fin du XIXème siècle et la Seconde Guerre mondiale. Dépourvus de leur fonction productive, les moulins n’en conservent pas moins un caractère pittoresque qui en justifie leur préservation.

Sources Plaquette éditée par la Région Pays de la Loire - OT de Guérande

Le moulin de la Falaise



Publié à 16:45, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Guérande
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Séjour Gers - Armagnac du 18 au 21 mai 2016 / Condom / Larressingle

Samedi 21 mai

CONDOM vers le château des évêques à Larressingle 14 km

 

Notre séjour gersois s'achève aujourd'hui: alors après le petit-déjeuner chacun s'active dans le camping. Les affaires rangées dans les coffres, chiffonnettes et balais rentrent en action et quelques minutes plus tard ... le chalet est propre comme un sou neuf

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Tout le monde étant prêt, nous partons en convoi vers le port de Condom, point de départ de la randonnée ...

... quelques info sur la ville: Condom (7250 habitants) principale ville de la Ténarèze est située à la confluence de la Baïse et de la Gèle. Le port de Condom fut créé en 1839. L'Armagnac doit sa célébrité aux pèlerins de St-Jacques de Compostelle: comme les marins, ils rechargeaient leur corps, soignaient leurs plaies et sublimaient leur foi grâce à quelques gorgées d'Aygo ardante

Nous sortons de la ville par une route qui grimpe et récupérons un chemin encaissé passant près d'un abreuvoir ...

... belle vue sur Condom

Le chemin s'élève vers des vignes d'où l'on découvre un magnifique panorama, les Pyrénées en toile de fond et sur l'église du Goalard

Nous poursuivons notre cheminement à travers champs ...

... un endroit un peu ombragé nous permet de poser nos sacs ...

... avant de poursuivre au soleil sur un chemin blanc

Nouvel arrêt à l'ombre sur un agréable sentier ...

... qui débouche sur la route au Goalard. Nous faisons un détour jusqu'à l'église aperçue au départ . Le village est un enchantement : coquet, fleuri, calme et accueillant ...

... beau point de vue sur Condom depuis le cimetière

Après avoir remercié la dame venue nous ouvrir l'église, nous retraversons le village ... sans trop nous presser ...

... et suivons la petite route ...

... jusqu'au chemin qui mène à Larressingle que l'on aperçoit

C'est par la route qui descend pour mieux remonter que nous arrivons à Larressingle ...

... où nous retrouvons Marie-France et Michel : nous nous installons sur la place pour le pique-nique

Le repas terminé, nous écoutons l'histoire de ce minuscule village. Surnommée "la petite Carcassonne du Gers" cette forteresse médiévale, ancienne résidence des évêques de Condom, se situe sur le chemin jacquaire de la voie du Puy. Ce castelnau du XIIIe témoigne par la conception de ses remparts, de ses tours et de ses systèmes de défense, du génie militaire des architectes de l'époque. Le village fortifié doit sa survie aux dons récoltés aux Etats-Unis en 1926 par le duc de Trévise pour la restauration du site.

 

d'autres photos dans l'album

 

... suite et fin de cette journée et du séjour dans la note suivante



Publié à 23:45, le 19 juin 2016, dans Court sejour, Condom
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Séjour Gers - Armagnac du 18 au 21 mai 2016 / Larressingle / Condom

Samedi 21 mai suite

LARRESSINGLE - CONDOM

 

270m de remparts presque intacts avec fossés, bretèches, mâchicoulis, tours, portes, encerclant un village dont le donjon fut construit en 1286. Le château n'a plus de toit et l'église à clocher mur possède 2 nefs: l'une gothique prolongeant l'autre roman ... telle se présente la petite cité dans laquelle nous pénétrons en franchissant le pont et la porte ...

Lire la suite...

... les maisons sont accolées à la muraille et l'unique rue s'est adaptée à la topographie du lieu ...

... petite visite de l'église dédiée à St-Sigismond (vénéré comme saint et qui fut roi des Burgondes de 516 à 523)

Nous franchissons à nouveau la porte pour effectuer le tour complet des remparts ...

... et nous quittons définitivement le village par la route (avec Marie-France pour la fin du circuit). Quelques mètres plus loin, nous récupérons un agréable chemin ombragé, passons près d'un lac et filons à travers champ de céréales ...

Un oeil sur Larressingle (dernière vue) et l'autre sur Condom, nous suivons la route ...

... l'arbre maigrelet est pris d'assaut, il fait chaud et soif, le groupe commence à s'étirer ...

... et Condom se rapproche

Nous virons sur le GR pour rejoindre la ville et notre point de départ

Le temps de nous débarrasser des sacs et de nous changer, c'est reparti pour un tour de ville ... rues, cathédrale St-Pierre, cloître, monuments particuliers ...

... les mousquetaires ont eu un succès fou

Nous avons pris d'assaut le café situé en face pour un pot bien mérité ...

... avant de poursuivre ...

... vers le canal et l'ancien moulin

De retour aux voitures, chacun a regagné ses pénates: il a fait très chaud, l'orage menaçait et nous sommes arrivés en même temps que la pluie.

 

d'autres photos dans l'album

 

Un très grand merci à Jean-Michel et Philippe pour la préparation et l'organisation de ce séjour. Tout a été parfait des chalets aux repas, en passant par le choix des circuits, les visites organisées et les découvertes supplémentaires. Nous avons passé un agréable séjour.



Publié à 23:31, le 19 juin 2016, dans Court sejour, Larressingle
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