Elle est pas belle la vie ...

Weekend sur l'île d'Oléron du 13 au 15 octobre 2017

Samedi 14 octobre

Chassiron / Les Huttes / La Brée-les-Bains / St-Denis-d'Oléron 17km940

 

C'est avec un magnifique lever de soleil que nous prenons la route pour le phare de Chassiron (environ 25km depuis le camping) sur la pointe nord de l'île d'Oléron connue sous le nom de "bout du monde". Ce site se localise sur la commune de St-Denis-d'Oléron qui en a la gestion touristique depuis 1999 ...

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... une arrivée groupée sur le parking et quelques info avant de démarrer

Direction le phare : Suite à une décision de Colbert, une première tour, haute de 33 mètres, est édifiée sur le site et achevée en 1685. Elle fonctionnera pendant 150 ans. La première pierre de l'édifice actuel est posée le 4 septembre 1834. Il sera inauguré en décembre 1836. Depuis, les équipements techniques ont évolué. En effet, le phare fonctionnera successivement à l'huile de colza, aux huiles minérales, au gaz d'acétylène, pour être enfin électrifié. A l'origine, la tour est peinte en blanc. Par temps gris clair, elle se distingue difficilement de celle des Baleines (île de Ré) et un premier accident se produit en 1905. A la suite des réclamations successives des capitaines de navires, la décision de la peindre en noir et blanc est prise le 13 novembre 1925. La lanterne a été équipée en matériel électrique en 1930. Le phare de Chassiron est alors cerclé blanc et noir. Depuis 1998 il n'est plus gardé à demeure. Il est entretenu par le bureau des phares et balises et surveillé par un contrôleur des Travaux Publics de l'Etat  Source   bernezac.com

... et le chemin de la Côte Sauvage avec vue sur la tour d'Antioche : Durant tout le moyen-âge, le rocher d’Antioche constitue un danger redoutable, car il est situé sur une route fréquentée par de nombreux navires ... Pourtant, malgré ce trafic maritime intense, l’approche de nos îles, et les dangers du pertuis d’Antioche en particulier ne sont pas signalés. En 1913, on décide d’édifier, sur le rocher lui-même, une tour destinée à recevoir un feu lumineux et un signal sonore fonctionnant par temps de brume. La construction commencera alors en 1917 et la mise en service aura lieu en 1925. Cette tour prendra donc la forme d’un fût conique de 20 mètres de hauteur en maçonnerie pleine, avec un parement en pierres de Saintonge. Lieu de naufrages, des navires et leurs équipages ont été portés disparus, les naufrages ayant eu lieu par mer très grosse, temps bouché ou de nuit ... A partir de 1925, lors de la mise en service de la tour, les naufrages y sont plus rares. Tous ces naufrages ont laissé une trace dans la mémoire des anciens et notamment celui du Port Calédonia le 2 décembre 1924, le plus marquant pour la population de Saint-Denis.     Source   St-Denis-d'Oléron Tourisme

Nous passons devant la stèle aux péris en mer et des 150 ans du phare en 1987 ...

... pour arriver à l'écluse à poissons modèle réduit : les écluses à poissons font partie du patrimoine de l'île d'Oléron. Elles se présentent comme un long mur de pierres sèches (pouvant atteindre 1km), bâti à même la roche, en forme de fer à cheval ouvert vers la plage. C'est un piège qui fonctionne avec les marées : le poisson entre dans l'écluse à marée montante lorsque la mer la recouvre. A marée descendante l'eau s'écoule par des ouvertures grillagées appelées "bouchots" retenant ainsi le poisson qui s'est aventuré à l'intérieur du piège. Elles protègent aussi la côte de l'érosion et de la force des lames

Le chemin, par endroit bordé de roseaux, longe la côte jusqu'aux cairns (interdits car posent un problème d'érosion de la falaise et les plantes protégées sont en danger du fait du déplacement des cailloux de l'estran vers la terre) et s'en écarte peu après en prenant la direction des Huttes ...

... une petite pause plus tard nous descendons sur la plage des Huttes ...

Après avoir récupéré, les articulations de certains n'ayant pas du tout apprécié la longue marche sur le sable, nous quittons la plage pour suivre le "chemin de la Hutte du Curé" (aussi piste cyclable) qui traverse une zone humide et marécageuse ...

... une surprise nous attendait au bout du chemin ... le bisou du guanaco ...

... avant de nous diriger vers le moulin de la Fontaine à l'entrée de La Brée-les-Bains: moulin à onglet du XVème siècle, le seul sur Oléron ayant conservé son mécanisme intérieur abrité par sa calotte en tuiles de châtaigner, construit en 1400 alors que les anglais occupaient Oléron (ne se visite pas)

Nous traversons La Brée et ne tardons pas à nous installer en bord de plage pour le pique-nique, au soleil de préférence car l'air du large est un peu frisquet ... 

... et une bonne heure de repos plus tard il est grand temps de nous remettre en route pour rejoindre St-Denis-d'Oléron

Nous avons fait le tour des cabines de plage de la Boirie, témoins de l’arrivée de la bourgeoisie et des premiers congés payés dans les années 1900 ...

... puis une pause plus longue que prévue face au port de plaisance

Nous filons ensuite vers l'église: elle a été donnée en 1047 à l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Saintes. Réédifiée au milieu du XIIème siècle, elle a subi beaucoup de dégâts, notamment semble -t-il durant les guerres de Religion. Tout au long du XIXème siècle, elle fut l’objet de travaux considérables: nef restaurée et agrandie ver l’est en 1853, clocher construit en 1877, façade complétée en 1899. La forme et le décor de la partie inférieure de sa façade ont cependant conservé beaucoup d’attraits, malgré le mauvais état de son matériau. On ne manquera pas en particulier de remarquer les motifs végétaux et géométriques qui ornent les fûts des colonnes et ne sont pas sans rappeler certaines réalisations de l’époque gallo-romaine encore visibles aujourd’hui au musée archéologique de Saintes. La façade de l’église est classée à l’inventaire des monuments historiques

Et maintenant parlons de l'habitat oléronais : Jean nous emmène dans un endroit précis où nous découvrons dans un mur un bloc de roche percé en son centre. Il permettait d'y insérer une grande perche en bois appelée "parour" ou séchoir à poisson. Pour le conserver pendant quelques jours, il était, une fois nettoyé, bien salé, suspendu à quelques mètres au-dessus du toit. Là, les mouches, à cette hauteur, ne vont plus, et on avait tout loisir de le descendre au moment du besoin, pour le manger, grillé dans la grande majorité des cas. Le puits est situé sur une placette: on appelle "quéreu" un endroit partagé par un ensemble de maisons d'habitations groupées par deux ou trois qui s'articulent autour d'un espace de vie plus intime et à l'écart de la voie principale, le puits étant partagé. Il n'y a pas de murs de clôtures car un "quéreu" est un espace ouvert ...

...  la manifestation d'un "droit à la bouteille", d'un "arrosage" ou l'énigme des pierres saillantes des murs: on prétend que chaque fois que le maçon laissait une boutisse parpaigne en saillie, preuve d’une maçonnerie conforme aux canons de la solidité, il était en droit d’exiger du propriétaire qu’il "paye un coup à boire". Si ce dernier refusait, la saillie n’était pas ragréée, témoignant, pour la postérité, de la ladrerie du propriétaire. Selon une autre variante, chaque fois que le propriétaire "payait le litre" aux maçons, ceux-ci, pour le remercier de sa générosité, "tiraient" une pierre hors du nu du mur. Nous en verrons certaines qui avaient été visiblement très arrosées!!! Quant aux ruelles sinueuses et étroites c'est pour empêcher les vents d'y prendre de la vitesse

Nous avons ensuite rejoint la côte ...

... traversé la Morelière et fait un arrêt devant une maison typique oléronaise : chai au rez-de-chaussée et au-dessus le grenier. On y accède par un escalier en pierres dépourvu d'auvent et de garde-corps. Nous avons découvert quelques rues plus loin un bloc de roche percé en travers et lui aussi destiné à recevoir le "parour" (séchoir à poisson)

Dix minutes plus tard, nous retrouvons le parking complet ... retour sans encombre au camping.

Gérard nous propose ensuite d'aller voir le pont Napoléon situé à côté du camping ...

... puis nous avons traversé la route et rejoint la plage : c'est marée basse et on aperçoit au loin le Fort Boyard

Tout le monde étant fin prêt, nous nous retrouvons pour l'apéro (et payer notre écot) ...

... puis au restaurant du camping pour terminer cette journée bien remplie

Un grand merci au cuisinier pour cet excellent repas

 

retrouvez encore plus de photos dans l'album


Publié à 22:10, le 4 novembre 2017, dans Rando weekend, Chassiron
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