Elle est pas belle la vie ...

Gradignan: parcs et châteaux

Dimanche 23 novembre 2014

 

Malgré une météo chagrine, nous avons battu les records de présence avec 46 marcheurs !!! Et pour la deuxième fois en 15 jours (balade du jeudi 13 nov.) nous envahissons le parking du Moulineau. De la douceur, de la grisaille sans pluie ni soleil pour ce circuit de 11km800 qui va nous faire découvrir une partie des 20 parcs communaux qui couvrent 203 hectares de la commune de Gradignan. Andrée, Gérard qui se chargera des explications et moi même (en remplacement de Nicole) seront vos guides pour cette matinée ...

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... qui commence par la traversée du parc animalier du Moulineau (8,5ha avec le Domaine du Gay)

Puis nous franchissons la passerelle sur l'Eau Bourde qui débouche face au Théâtre des 4 Saisons du parc de Mandavit (47ha) dont 24ha de prairie et 33ha de bois plantés de pins maritimes et parasols, chênes et châtaigniers

Arrêt devant le château Mandavit: ancien château du Gay, il tient son nom de Raymond Mandavit, négociant de Bordeaux, maire de la commune de 1795 à 1800 et propriétaire du domaine. Le château est cependant antérieur à cette date. La façade principale montre une certaine recherche dans la disposition des fenêtres : les trois travées centrales sont très rapprochées, alors que les deux autres sont décalées vers les extrémités. Des oculus ovales éclairent l'étage, celui du milieu est en position verticale, les autres en position horizontale. Il abrite aujourd'hui l'école municipale de musique ...

... avant de poursuivre ...

... et de gagner le parc de Bragues (3,5ha) bois de chênes et pins. Cachée derrière les grands arbres, une extension du domaine viticole communal classé AOC Pessac-Léognan (2,1ha de rouge)

Quelques rues plus loin, nous pénétrons dans le parc du Sabatey (15ha) qui abrite le lycée des Graves, l'Ecomusée de la vigne et du vin en bordure de la Rouille du Moulet ainsi qu'une extension du vignoble communal classé AOC Pessac-Léognan (2,55ha de blanc)

Au bout de cette longue allée de platanes, se trouve le château de Tauzia dont nous avons contourné l'immense parc sans jamais l'apercevoir ... ou si peu ! ...

... et quelques mètres plus loin, nous traversons en direction du parc de Cayac (8,5ha) aux nombreuses essences aulnes, cyprès chauves, platanes ... et le prieuré de Cayac (XIIe). Le pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle a été une formidable aventure spirituelle. Le prieuré, autrefois hospice, reste un des derniers témoins de cette époque. La route passait autrefois entre le prieuré et l'église. Les récentes fouilles ont démontré qu'à l'origine, le passage était couvert.

  • L'église et les 3 portails sur le chemin, parties les plus anciennes, ont environ huit cents ans (fin XIIe ou début XIIIe)
  • Le petit "château" qui lui fait face, n'existait pas au Moyen-Âge. A sa place se trouvait un autre bâtiment qui servait de domicile aux religieux. Par la suite il est démoli et reconstruit au XVe avec les pierres de la bâtisse primitive. Il est restauré au XVIIIe et occupé par les pères Chartreux. Les fenêtres à meneaux datent de cette époque. Vers 1850, il est transformé dans l'esprit médiéval alors à la mode (tour carrée et créneaux). Les bâtiments annexes, tant ceux accolés à l'église que ceux situés du côté du château sont plus difficiles à dater. Il devait s'agir à l'origine de dépendances agricoles, plusieurs fois transformées.

Nous nous regroupons autour de la statue du pèlerin, oeuvre de Danielle Bigata

Par un sentier dissimulé par la végétation nous longeons l'Eau Bourde ...

... que nous retraversons plus loin pour pénétrer dans le parc de Montgaillard (5,7ha) où se trouve un des derniers moulins avec roue à aube entièrement restauré, que compte la commune

C'est ici que nous faisons la pause

Un aperçu des arbres du parc ...

... avant de nous diriger vers le parc du château d'Ornon (3ha). Construit au XIXe siècle, le château a pris le nom éponyme du lieu sur lequel il se trouve mais n'a aucun lien avec l'ancien château du comté d'Ornon. Un long corps de logis sans étage est encadré par deux pavillons. Les toitures en ardoise sont hautes. Les baies sont entourées de chambranle uni sauf la porte d'entrée dont le chambranle est mouluré. Autrefois domaine viticole, le château possédait des vignobles. C'est ici qu'on trouve les jardins familiaux et les équipements sportifs du rugby club. Le parc abrite une zone classée des Graves Pessac-Léognan du domaine viticole communal (6,5ha de rouge) ainsi que des chênes-lièges ...

Nous n'échapperons pas à quelques mètres de trottoir pour faire le tour du château Montgaillard. Il existait en 1813 une maison de plaisance mais celle-ci fut totalement reconstruite sur un plan différent avant 1846. Le logis est composé d'un corps central sans étage et de deux gros pavillons carrés plus élevés qui l'encadrent. Les ornementations (pilastres, balustrades, guirlandes) sont un bon exemple du néo-classicisme tardif en Bordelais. Dès 1846, les jardins ont été très aménagés. Le bâtiment est aujourd'hui transformé en logements ...

Un peu d'exercice suivra avec l'ascension de la motte St-Albe qui doit son nom à un château de la fin du XVIIIe construit à proximité. Dégagée en 1987 mais incomplètement étudiée, elle se présente sous la forme d'un tertre avec fosse et vallum. Il ne reste plus de trace visible de construction ...

... avant de traverser le parc de St-Albe (5,5ha) au centre duquel nous découvrons un lavoir circulaire du XVIIIe qui possède un bassin à 2 trempoirs et 4 appuis pour frotter le linge. Un écoulement a été construit pour l'évacuation du trop plein dans le parc ... puis de poursuivre à l'arrière des habitations

Le parc de l'Ermitage (9,5ha) est tout proche: il abrite le château de l'Ermitage ( milieu XIXe) acquis en 1945 pour y loger la mairie jusqu'en 1986

Eh bien oui Nathalie, la mairie c'est par là ...

... mais nous prenons à l'opposé la rue bordée de très belles demeures ...

... pour un petit aller-retour vers le château Poumey. Les origines du château remontent à 1784 mais la bâtisse actuelle est construite en 1860 par une famille de négociants anglais, installée à Bordeaux . En 1945, de nouveaux propriétaires font l'acquisition du vignoble, le renouvellent et c'est ainsi que le cru Poumey remporte de nombreuses récompenses. En 1987, le château est mis en vente. La commune le rachète dans le but de préserver un patrimoine historique. Elle le réhabilite entièrement, étend la surface d'exploitation en terroir de Graves. Depuis 1994, la municipalité a choisi de confier l'exploitation au château Pape Clément situé sur la même appellation d'origine contrôlée Pessac-Léognan. Aujourd'hui Poumey (13 ha) produit un cru rouge et un cru exceptionnel nommé « La Sérénité »

Nous terminons le circuit par le parc de Laurenzanne (7,5ha) où poussent pins maritimes, chênes, charmes, séquoias, liquidambars cyprès chauves ... et qui abrite l'Hôtel de Ville logé dans le château de Laurenzanne construit au XVIIIe puis remanié sous le Second Empire, détruit par un incendie en 1986 et reconstruit en style néo classique ...

... mais également des statues de l'artiste Danielle Bigata et depuis 1991 une serre du XIXe attribuée à Gustave Eiffel. La serre aurait été offerte par Napoléon III à Armand Couraud, propriétaire du château Malleret à Cadaujac, en remerciement d'un séjour en Gironde. À la suite de la division du domaine en 1979, elle est vouée à la démolition. Le maire de l'époque Mr René Canivenc, l'achète pour le compte de la commune. La serre est démontée et numérotée pierre par pierre, fer après fer. Pendant un an, les services techniques municipaux vont restaurer la structure et reconstituer les détails manquants.

Il ne reste plus qu'à traverser l'avenue pour retrouver le parking

Un grand merci à nos guides et à tous les marcheurs présents qui ont écouté Gérard avec patience

 

En pièce jointe un POÈME écrit par Christiane

Et le lien vers mon blog ICI pour voir d'autres photos du circuit effectué sur Gradignan en avril 2014

 

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Publié à 22:15, le 30 novembre 2014, dans Rando du dimanche, Gradignan
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Balade à Gradignan

Jeudi 13 novembre 2014

 

Malgré une rocade un peu surchargée, nous avons rejoint le parking du Moulineau sans trop de souci. La commune de Gradignan compte "Plus de 400 hectares d'espaces boisés, dont 203 hectares répartis en 20 parcs communaux, soit plus de 115m² d'espaces verts publics par habitant". Aujourd'hui nous nous contenterons des parcs René Canivenc (le Moulineau) parc animalier et de Mandavit (57 hectares dont 24 de prairie et 33 de bois plantés en pins maritimes et parasols, chênes et châtaigniers) traversés par l'Eau-Bourde. Nous sommes garés en surplomb de l'enclos réservé aux daims ...

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... nullement perturbés par notre présence. L'équipe maintenant au complet (20 dont un nouvel adhérent à qui nous souhaitons la bienvenue) ...

... nous démarrons par l'allée située entre l'Eau-Bourde et les enclos ...

... réservés aux ânes, émeus, wallabys, vaches et poneys

Aussitôt l'Eau-Bourde traversée ...

... nous sommes déjà dans le parc de Mandavit: nous suivons l'allée de droite en direction de la médiathèque et des équipements sportifs ...

... que nous laissons pour cheminer dans la forêt sillonnée de nombreux sentiers, chemins et allées où nous croisons promeneurs, coureurs et cyclistes

Nous n'avons retrouvé la civilisation qu'au château Malartic. Le château Malartic date du XVIII° siècle, demeure principalement agricole avec d'importantes dépendances. Malartic était une des plus grosses propriétés viticoles de la commune. Elle appartenait à Bernardin Malartic, cultivateur aisé qui fut maire de Gradignan de 1800 à 1806. Construction rectangulaire d'un étage, les tourelles y ont été ajoutées au cours de la première moitié du XIX° siècle. La société d'H.L.M. de la Gironde acquit tout le domaine en 1967 pour y construire des logements et céda le château à la ville de Gradignan en 1969 pour y installer son centre aéré. La municipalité confia ensuite le château à la fédération régionale des M.J.C dès 1975. Maison des Jeunes et de la Culture, boulevard Malartic      Source Site du Petit Patrimoine

Quelques instants plus tard, c'est à nouveau dans le bois situé à l'arrière des cités que nous faisons la pause

Un rayon de soleil éclaire les arbres ...

... et la façade du château de Mandavit. Ancien château du Gay, il tient son nom de Raymond Mandavit, négociant de Bordeaux, maire de la commune de 1795 à 1800 et propriétaire du domaine

Nous regagnons l'autre rive de l'Eau-Bourde, empruntons la passerelle ...

... et faisons un arrêt au plan d'eau sur lequel évoluent canards, cygnes et oies

Nous retraversons à l'ancien moulin ...

... direction la Maison de la Nature. Nous y verrons divers poissons mais pour l'invisible furet il faudra revenir !

Nous terminons par les chèvres, canards, moutons et autres poules ...

... et le pigeonnier (il en existe un identique en bord de Garonne à Bordeaux)

Un très grand merci à Michelle, Eliane et Philippe pour cette agréable balade nature toujours très appréciée

 

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Publié à 22:30, le 16 novembre 2014, dans Balade du jeudi, Gradignan
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Balade à Gradignan

Jeudi 10 octobre 2013

 

Une vraie matinée d'automne avec grisaille et fraîcheur ...

A laquelle nous ajouterons 27 joyeux marcheurs ayant bravé les bouchons de la rocade ...

Des parcs, des moulins, un long et très agréable cheminement le long de l'Eau Bourde ...

Tel sera le menu de cette balade tranquille qui débute sur le parking face au prieuré de Cayac (autrefois hospice)

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Notre premier arrêt sera pour saluer le pèlerin fatigué qui accueille passants, visiteurs ou pèlerins de passage ... depuis 1997 (clic 1)

Histoire du pèlerin de Cayac: statue monumentale en bronze que l'on doit au sculpteur Danièle Bigata. Elle a nécessité 6 mois de travail dans une fonderie basque espagnole de la part de 13 ouvriers. Trente-cinq morceaux à reconstituer tel un puzzle géant par soudures interposées "sans que rien ne se voit ". La statue a coûté 300 000 francs. Commandée à noël 1995 par le maire René Canivenc. "J'aime votre style" avait dit le maire à Bigata. "Si vous pouviez me faire un pèlerin qui ne serait ni debout ni rigide et symboliserait l'ancienne halte des Chrétiens en route vers Saint-Jacques ici à Cayac, j'avoue que je serais intéressé..."  (Archives presse juin 1997)

Du moulin de Cayac au moulin de Montgaillard

Nous passons devant le plan d'eau de l'ancien moulin (celui de Cayac fut le seul à rester jusqu'à la fin un moulin à farine) et le château de Cayac qui n'existait pas au Moyen-Age. A sa place se trouvait un autre bâtiment dont nous ignorons tout, qui servait de domicile aux religieux. Par la suite, il est démoli et reconstruit au XVe siècle avec les pierres de la bâtisse primitive. Il est restauré au XVIIe siècle et occupé par les pères Chartreux (d'où le nom de la rue de Chartrèze). Les fenêtres à meneaux datent de cette époque. Vers 1850, il est transformé dans l'esprit médiéval, alors à la mode (décoration de la grande salle et à l'extérieur, tour carrée et créneaux). Les bâtiments annexes, tant ceux accolés à l'église que ceux situés du côté du château sont plus difficiles à dater. Il devait s'agir dès l'origine de dépendances agricoles, plusieurs fois transformées.   Site mairie de Gradignan

... pour emprunter le chemin longeant l'Eau Bourde ...

... au passage la gloriette sur la rive opposée ...

... avant l'arrivée au moulin

Du moulin de Montgaillard au parc d'Anduche en passant par le moulin et l'étang d'Ornon

Nous traversons le parc de Montgaillard et enjambons l'Eau Bourde sur diverses passerelles admirant au passage quelques maisons idéalement situées avant l'arrivée au moulin (photo mars 2013 ) ...

... pour longer ensuite les berges de l'étang d'Ornon ...

... une autre gloriette invitation au repos ...

... et après un bref arrêt (clic 2) ...

... nous posons les sacs pour la pause (clic)

Du parc d'Anduche au moulin de Rouillac

Comme nous avons du temps devant nous et que tout le monde est d'accord nous poursuivons jusqu'au moulin de Rouillac (commune de Canéjan). Une traversée de route plus loin nous suivons à nouveau l'Eau Bourde ...

... jusqu'au moulin ...

... en place tout le monde pour la photo de groupe sur le barrage (clic 3 photos) !

Laissant à gauche l'échelle à poissons ...

... nous avisons un sentier dans le bois qui nous ramène ... au pont du moulin !!!

Du moulin de Rouillac au prieuré de Cayac

Nous effectuons le chemin du retour en alternant les rives de l'Eau Bourde ...

... sous un timide soleil perçant enfin la couche nuageuse ... ce fut bref mais suffisant pour nous réchauffer !

... le jet d'eau égaye le plan d'eau ...

... l'arrivée est proche ...

... les cyprès chauves n'ont pas encore mis leur parure d'hiver ...

Nous disons au revoir au petit groupe garé au prieuré ...

... puis contournons les bâtiments par le musée Georges de Sonneville. Gérard explique que nous devrions découvrir une coquille St-Jacques au sol mais vu l'état du terrain on ne distingue plus rien ! Nous nous trouvons également sur le trajet de l'ancienne N10 qui passait entre le prieuré et l'église ...

... en cours de restauration

Ci-joint un article de SO du 10 août 2011 Par Hervé Mathurin

Jusqu'en 1981, la Nationale 10 traversait le prieuré de Cayac, ce qui provoquait bouchons et accidents. Son détournement a permis de revaloriser le site.

Situé à l'entrée sud de Gradignan, le prieuré de Cayac est sans aucun doute l'un des plus beaux sites historiques de l'agglomération bordelaise. Cet ancien hôpital du XIIIe siècle, placé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ancienne propriété du cardinal de Sourdis nationalisée en 1793, accueille aujourd'hui dans son gîte d'étape les pèlerins randonneurs de passage.

Mais les promeneurs peuvent aussi profiter des ombrages du parc de l'Eau Bourde. La Nationale 10, devenue D 1010, passe à proximité, orientée par un rond-point récemment aménagé.

On a peine à croire qu'il y a seulement trente ans les Parisiens en route vers l'Espagne traversaient ce qu'on appelait alors « les ruines de Cayac ». L'un de ces touristes, se souvient la Gradignanaise Gillette Labat, avait même demandé si c'était bien la route « d'Hendé » au lieu d'Hendaye…

La route formait une sorte de chicane, en raison de l'exposition est-ouest de l'église, en travers de la circulation. Ceci afin que le jour de l'Assomption le soleil donne en plein dans le chœur.

Mais cette chicane se révéla un piège terrible pour les automobilistes, surtout ceux qui venaient du sud : « C'était le premier virage depuis les Landes (NDLR, en fait Belin-Béliet) et, forcément, les conducteurs étaient surpris », raconte Éric Floret, conseiller municipal de Gradignan et ancien directeur des services techniques de la ville (de 1974 à 2006). « J'étais souvent appelé dans la nuit pour des accidents et je me souviens notamment d'un autocar qui s'était renversé, avec plein d'enfants dedans, mais heureusement sans mort. »

Au début des années 80, la chronique rapportait un nombre impressionnant d'accidents (35 en cinq ans, dont plusieurs mortels) et d'images chocs comme celle ci-dessus, où l'on voit un camion couché en travers de la chaussée. L'étroitesse du passage pour les poids lourds avait eu aussi pour conséquence la constante dégradation de l'ancien prieuré, devenu effectivement une « ruine ».

Des squelettes sous la route

Aussi, l'ancien maire René Canivenc décida-t-il une déviation afin d'en finir avec cette série noire et, accessoirement, ce verrou gradignanais qui créait le premier bouchon de la RN 10 en venant du sud et le dernier en provenance du nord. Mais le contournement du prieuré se révéla une longue épreuve administrative pour la municipalité : « Les services de l'État n'étaient pas chauds. Ils imposaient des normes draconiennes, et il a fallu se battre afin d'obtenir les autorisations et les crédits pour cette route nationale », se souvient Éric Floret.

Ajoutons que les contraintes techniques n'étaient pas anodines. Il fallut, en effet, rallonger la route de 520 mètres en tenant compte de l'Eau Bourde qui, pour n'être pas un fleuve, n'en est pas moins incontournable depuis des lustres, puisqu'on la traversait à gué autrefois.

«En creusant pour rabaisser la route, les ouvriers découvrirent des squelettes, probablement issus de l'hôpital du Moyen Âge», se rappelle Sophie Ménager, entrée dans les services municipaux au moment du lancement des travaux. Le chantier mit également au jour les anciens pavés datant de Napoléon, preuve que la Nationale 10 traversait bien le prieuré : « On suppose même qu'il y avait un toit autrefois », indique Éric Floret.

Après la Révolution, le prieuré accueillit une verrerie dont on trouve encore quelques vestiges. Dernier avatar : l'église abrita, un temps, le local des Témoins de Jéhovah. Étonnante destinée pour l'ancien hôpital où étaient soignés les pèlerins du Moyen Âge, souvent malmenés par la traversée de la forêt ancestrale de Talence.

Mais, avant d'engager les travaux, il fallut convaincre les propriétaires voisins de céder une parcelle de leur terrain pour laisser passer la nouvelle route : « On a eu la chance de tomber sur deux familles, les Calvet et les Barbet, qui se sont montrées coopératives », précise Éric Floret.

Chef-d'œuvre en péril

Mais le plus étonnant de l'histoire c'est l'attitude des Bâtiments de France. Le prieuré était certes classé monument historique depuis 1937 mais son constant délabrement, du fait de la proximité de la route, n'avait pas particulièrement alarmé l'administration, si l'on en croit Éric Floret : « Lorsqu'on a mis le chantier en route, les spécialistes sont venus voir de quoi il retournait et c'est seulement alors qu'ils se sont penchés sur la restauration. On a commencé à faire des réparations en 1978-1979 et on continue encore. »

Chef-d'œuvre en péril du temps de la Nationale 10, le prieuré de Cayac a-t-il été sauvé par la déviation routière ? Éric Floret n'est pas loin de le penser.

Une fois n'est pas coutume , nous avons terminé aussi tard qu'une randonnée du mardi ou du dimanche !!!

Un grand merci à nos deux copines Bernadette et Michelle pour cette balade reposante.

 

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Publié à 01:30, le 12 octobre 2013, dans Balade du jeudi, Gradignan
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