Elle est pas belle la vie ...

Séjour à Guérande du 14 au 18 mai 2018 / J5

Vendredi 18 mai

Guérande / Le marais salant 6km

Le village de Kervalet

 

C'est aujourd'hui que se termine notre séjour. Après le ménage, l'inspection des mobil-homes et le chargement des voitures ... sous l'œil aiguisé du canard ! ...

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... et après avoir dit au revoir aux copains qui rentrent plus tôt au bercail, nous prenons la route pour la Maison du sel de Guérande, point de départ de notre circuit dans les marais salants.

Direction Quéniquen, un des 3 villages paludiers de Guérande. Les maisons dites "paludières" sont de petites habitations basses ne comprenant qu'un rez-de-chaussée surmonté d'un grenier. Elles ont peu d'ouvertures mais ces dernières participent à l'identification d'une architecture "paludière" : une porte surmontée d'un arc en plein cintre, une fenêtre et une lucarne à fronton triangulaire. La toiture à forte pente a très tôt été couverte d'ardoises, différenciant ainsi les villages paludiers des autres villages guérandais.

Après avoir traversé le village, nous gagnons un chemin ombragé, humide et boueux au départ ...

... qui débouche au niveau d'une propriété cachée derrière un grand mur (propriété que nous apercevrons plus bas depuis la route). Nous passons à proximité de 3 salorges (bâtiments servant à entreposer le sel après récolte avant sa mise en vente) et après un cheminement sur une route passante ...

... nous atteignons les marais salants.

Le chenal d'alimentation qui mène l'eau de la mer à la saline est l'étier ...

... le premier réservoir du marais est la vasière ...

... la pierre sur laquelle est posée la sterne pierregarin s'appelle "pierre de peluet" (à Guérande du nom du plateau central de glaise où elles sont fichées) ou "le Bonhomme" : elle est placée au centre de la vasière et sert de niveau ...

... les bassins suivants sont des fards ou fares. Ils alimentent les adernes véritables réservoirs de chauffe qui approvisionnent quotidiennement les œillets en saumure ...

... les œillets ou aires saunantes sont les derniers bassins de la saline, là où cristallise le sel. Au bord de l'œillet, une surface plane sert à stocker la récolte du jour : elle se nomme "ladure" à Guérande ...

... dernière étape de la préparation du marais après le retrait des végétaux et de la vase liquide ôtée du fond (rejetée sur les talus qu'elle consolide ou chemins) : le fond doit être parfaitement lisse et plat pour récolter le sel le plus pur.

Au fur et à mesure de leur remise en état, les bassins sont ouverts, emplis d'eau et le processus commence. Quand les derniers bassins sont nettoyés alors le marais est prêt à donner du sel.

Retour à la maison du sel par la route et installation sur les tables pour le pique-nique.

Après quelques emplettes à la Maison du sel, nous serons un petit groupe à rejoindre Kervalet. Authentique village de paludiers, ses origines remonteraient au Xème siècle. Il prit de l'importance pendant les derniers siècles du Moyen Âge, grâce au développement de la production de sel. Ainsi, on y construisit la chapelle Saint-Marc, de style gothique, dédiée aux Évangélistes. Le village de Kervalet était à l'époque aussi important en terme de population que le Bourg de Batz. Aujourd'hui encore, on y produit du sel selon les méthodes traditionnelles caractéristiques des Marais salants de Guérande. Nous avons découvert un magnifique village aux maisons pimpantes et fleuries dans lequel nous avons eu beaucoup de plaisir à déambuler ...

... une bien agréable façon de terminer ce séjour.

 

 d'autres photos à découvrir dans l'album

 

Un très grand merci à Jocelyne, Jean et Gérard : le logement, les repas, le choix des balades, le soleil ... tout a été parfait pour notre plus grand plaisir ... Rendez-vous dans 2 ans pour d'autres découvertes !


Publié à 16:50, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Guérande
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Laissez-vous conter les moulins

 Maîtres du vent

Les moulins à vent marquent le paysage de leur silhouette. A Guérande, une quarantaine d’entre eux ont été recensés dans les archives, principalement au nord-est de la commune. Environ quinze sont conservés.

L'origine des moulins

Moulins à eau, moulins à vent

Les premiers moulins à eau apparaissent au 1er siècle avant J-C au Proche-Orient. Ils connaissent une forte expansion au cours du Moyen Âge. On en trouve cependant très peu sur Guérande en raison de la rareté des cours d’eau, seulement trois ont été recensés : Kercabus, Crémeur et Cardinal.

Les moulins à vent sont apparus au VIIème siècle au Moyen-Orient. Ils pénètrent en Occident au XIIème siècle à partir de la Normandie, de l’Angleterre et de la Flandre. A Guérande, et en particulier au niveau du coteau, la force des vents océaniques explique leur prééminence. Jusqu’à la Révolution, la construction d’un moulin relève d’un seigneur, laïque ou ecclésiastique. Sous l’Ancien Régime, le territoire de Guérande est divisé en de multiples petites seigneuries ce qui explique le grand nombre de moulins. Il s’agit principalement de moulins à farine dont les meules peuvent provenir de la carrière de granite de Cramagué au sud de la cité. A proximité du faubourg Saint-Michel, le lieudit de La Place, appartenant à la seigneurie des Régaires de l’évêque de Nantes, comptait six moulins à l’époque moderne.

Les premiers moulins

Le moulin turquois A Guérande, les premières mentions de moulins à vent datent de la fin du XIVème siècle mais leur construction est antérieure. Ils sont souvent qualifiés de moulins " turquois", appellation qui rappelle leur origine orientale. Ce type de moulins, répandus dans l’Ouest de la France, se compose de deux parties bien distinctes. Une tour en pierre, la "masse", en constitue la base. Un conduit vertical est aménagé en son centre. Il abrite une poutre servant de pivot à la deuxième partie du moulin : la cage en bois. De forme parallélépipédique, elle renferme l’ensemble du mécanisme de mouture. La cage est tournée sur le pivot en fonction de l’orientation du vent. Guérande ne compte plus qu’un seul témoin de ce type de moulin : la Masse de Tréveday. Construit probablement à la fin du Moyen Âge, il n’est plus en activité au début du XIXème siècle. Un incendie pourrait être à l’origine de son abandon. Il n’en reste aujourd’hui que la tour de granite.

Le moulin à petit-pied Les moulins turquois subissent dès la fin du XIVème siècle la concurrence des moulins à petit-pied, particulièrement bien représentés à Guérande (14 recensés, 6 conservés). Typiquement bretons, ils doivent leur nom à leur silhouette. Un cylindre étroit reposant sur une base évasée en constitue le pied. La cage en maçonnerie est construite en encorbellement au-dessus. Elle est donc plus large que le pied, d’où l’appellation de "petit-pied". Elle est couverte d’un toit conique disposé sur un chemin de glissement. Une longue perche en bois, le guivre, permet au meunier de faire tourner le toit pour mettre les ailes au vent. La chambre des meules se situe dans la cage. Le meunier peut y monter de deux façons: par une échelle et un escalier intérieur ou par deux portes percées dans la cage. On accède à ces portes hautes par des échelles posées contre le moulin. La position de ces ouvertures, plus ou moins diamétralement opposées, permet au meunier d’entrer dans la chambre des meules quelque soit l’orientation des ailes. Un treuil, le travouillet, était supporté par des pierres en saillie sur les montants des portes et servait à descendre les sacs de farine.

Le plus ancien des moulins à petit-pied est celui de Drézeux. Une partie de sa trempure (mécanisme d'écartement des meules)  a été datée par dendrochronologie (analyse scientifique permettant de dater l’abattage des pièces de bois par les cernes de croissance) des années 1394-1417. Les autres, tels que ceux de Kercabus ou de Cardinal, datent de la fin du XVème et du début du XVIème siècle. Classé Monument historique, le moulin de Crémeur a été construit à cette époque, peut être par Tristan de Carné, capitaine de la ville de Guérande. Mieux connu localement sous le nom de "moulin du Diable", on lui prête des origines légendaires.

Le moulin-tour  Au XVIème et XVIIème siècles, des moulins-tours de petite taille, comme celui du Bout-de-la-Rue, s’inspirent de ces moulins à petit-pied. Leur fût droit, évasé à la base, est coiffé d’un toit conique orientable grâce au guivre. Deux portes hautes donnent également accès à la chambre des meules.

Les ailes à voiles  Elles se présentent traditionnellement sous la forme de deux longues vergues se croisant à l’extrémité de l’arbre moteur. Des verrons en bois les traversent pour former un lattis plus ou moins régulier. Cet ensemble supporte la voilure que le meunier déploie ou replie en montant dans les ailes, relativement proches du sol.

L’adaptation aux ailes Berton

La rehausse des moulins L’invention du système Berton au cours du XIXème siècle révolutionne la meunerie. Les ailes, composées de longues planches en bois, s’ouvrent mécaniquement grâce à un système installé à l’intérieur du moulin. Le meunier n’ayant plus besoin de monter sur les ailes, les moulins sont rehaussés pour aller chercher des vents plus puissants. D’anciens moulins se voient relevés d’un étage. C’est notamment le cas du moulin-tour de Beaulieu construit au XVIème siècle. Le moulin à petit-pied de Careil connaît la même destinée : sa cage est rehaussée de deux étages. Cela donne naissance à une nouvelle forme de moulin appelée moulin "grosse-tête", la partie supérieure en encorbellement étant plus haute que le pied.

De nouveaux moulins Outre ces rehausses de moulins traditionnels, les constructions de nouveaux moulins à 2 ou 3 étages se multiplient à la fin du XIXème siècle : moulins de Bouzeray, Kerbironné, Trévaly ... La hauteur de ces tours rend difficile l’utilisation du guivre pour orienter les ailes ; il est abandonné au profit de systèmes plus modernes. Malgré ces évolutions qui ont permis d’améliorer la production (ajout de paires de meules, multiplication des espaces de stockage), la meunerie traditionnelle peine à faire face aux progrès de l’industrie. La découverte de nouvelles énergies et de nouveaux modes de mouture (broyeurs à cylindres...) rend obsolète le système éolien. Les moulins guérandais s’arrêtent de tourner les uns après les autres entre la fin du XIXème siècle et la Seconde Guerre mondiale. Dépourvus de leur fonction productive, les moulins n’en conservent pas moins un caractère pittoresque qui en justifie leur préservation.

Sources Plaquette éditée par la Région Pays de la Loire - OT de Guérande

Le moulin de la Falaise


Publié à 16:45, le 3 juin 2018, dans Court sejour, Guérande
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